Je m’entraîne avec Beach Body… pis j’aime ça!

Je m'entraîne avec Beach Body... pis j'aime ça!

Hé sainte, pas une autre avec ses régimes et ses saloperies de morales à la BeachBody. Quelle prétentieuse superficielle!

J’ai toujours suivi un petit cours par-ci par-là de mise en forme ou de ballet jazz avant d’être enceinte pour la première fois (si tu as jamais vu une femme avec du rythme mais avec aucune flexibilité, je peux te faire un vidéo n’importe quand!). J’adorais ça.

Puis je suis tombée enceinte. Durant 5 ans. J’ai eu 4 grossesses à termes. Party, toé chose. Un party désiré par contre! J’ai tout essayé enceinte et post-accouchement: yoga, aquaforme, cardio-poussette. Au 4e, le tout a pas mal prit le bord: le dévouement envers ces 4 petites âmes a prit le dessus. Ça a prit presque trois ans après ce dernier accouchement pour que je songe à recommencer à bouger.

Je me suis donc inscrit à un cours de PiYo dans un studio près de chez moi. Beaucoup de gens que je connais adorent cette place. Mais j’avais full préjugé pour le PiYo: c’est pour les moumounes voyons, mais comme ça fait trois ans que je ne fais rien, je suis une moumoune. Allez hop, on sort les vêtements d’exercices longtemps cachés.

Mes préjugés ont été anéantis comme mes muscles. Ça m’a prit presque quatre jours à recommencer à marcher normalement suite au premier cours. Ce fût un printemps vivifiant. La session d’automne fut encore mieux. J’étais bien dans ma peau, en forme, mon cardio était franchement meilleur, et mon tonus musculaire endurait plus facilement mes dures journées de travail sur une chaise de coin de table. J’ai eu la piqûre.

Mon portefeuille aimait moins ça. Et puis, je suis un peu sauvage. Moi pis le monde, pas trop dans ma bulle svp! Et durant les derniers cours au studio, ma bulle se sentait dérangée.

Je me suis tournée vers BeachBody.

Comme dans tout nouveau domaine qu’on y met pied, il y a du vrai bon monde et il y a du gros n’importe quoi. Et c’est bien de savoir où sont ses propres limites, et surtout de les respecter.

Où sont les miennes? Qu’est-ce que je souhaite réellement de tout ça? Dans quoi voudra-t-on m’exercer de la pression?

La question qui tue: et la perte de poids? On oublie ça, j’m’en calisse de mon poids. J’pense pas qu’il soit un problème dans ma vie. Jusqu’à tout récemment, je ne savais même pas combien je pesais. Est-ce vraiment important le chiffre qui apparaît sur la balance?! Je bouge, je me sens bien, j’ai pas trop “d’extra”, tout va bien. À quoi ça sert une balance à part se faire chier? Donc on oublie ça les plans alimentaires. Je mange bien, du mieux que je peux, et j’ai la chance d’avoir accès à une grande variété d’aliments (mais c’est tu assez bon des frites!!!! Augh!). Bon, BeachBody, je ne suis pas certaine que c’est fait pour moi finalement. Les shakes. What the fuck les shakes. Je ne suis pas capable. Je suis bien trop paresseuse pour ça! Et ça fait de la vaisselle. Et du bruit. Fuck that. Vous ne m’aurez jamais avec ça. Je ne suis pas faites pour BeachBody je crois.

Et ma future coach, est-ce qu’elle va me pousser à bout? Va-t-elle me juger si je ne m’entraîne pas chaque jour? Mon but étant de faire du 2-3 fois par semaine, maintenir ce que j’ai acquis et améliorer tranquillement le tout. Serais-je comme un boulet? J’m’embarque pas là-dedans pour être jugée ou harcelée d’acheter des cossins.

Mais les vidéos semblent intéressants. Ma BFF m’a référé une coach. L’abonnement coûte une moitiée de session où j’allais avant, et ce pour l’année. Bon ok go. Mais j’ai averti la coach: j’veux pas maigrir. J’veux bouger et maintenir ma forme. That’s it.

Et elle a compris. Elle a respecté mon choix.

Et moi je m’entraîne entre “projets web, école, cpe”, chez moi, seule. J’adore éviter le déplacement. J’adore être dans ma bulle. J’adore les programmes. J’arrive à bien faire les mouvements car j’ai une bonne base en PiYo et en HIIT. J’trouve le gars du Lift4 un peu douche. Mais je lève du 10 lbs dès le début de l’entraînement. Beaucoup plus que je croyais en être capable.

Je me surprends à admirer mes efforts et mon corps.

Je me questionne: quand est-ce qu’on devient superficielle? Quand est-ce que s’entraîner devient autre chose que prendre soin de nous? Est-ce si mal de penser à notre corps et à comment on se perçoit? Si je m’entraîne deux fois par semaine, est-ce ok? Si c’est deux fois par jours, est-ce qu’on me prendrait pour une prétentieuse? Mais finalement là, ça concerne qui de ce que je fais avec mon temps?

Moua.

Et qui d’autre?

Pas toi. Ni lui. Ni elle. Ni l’autre. Ni l’autre qui a un body de la mort. Ni l’autre qui porte du 18.

Et c’est ça que vous devriez vous dire aussi.

J’m’entraine pas, moi. So what? C’est toi. Pis c’est ok. Je ne vis que pour faire des marathons. So what? C’est toi. Pis c’est ok.J’ai pas le temps/pas envie. So what? C’est toi. Pis c’est ok.

Je suis un régime. So what? C’est toi. Pis c’est ok.

J’adore trop les restaurants et les frites. So what? C’est toi. Pis c’est ok. (Moi aussi j’adore trop les frites, je l’ai déjà dit???)

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai été un enfant échalotte dans une famille de grosses matantes. Alors les petites répliques “taquines” que je suis donc bien mince, j’en ai eu, puis ça m’a rendu mal dans ma peau. Pis j’avais pas besoin de ça. Et personne n’a besoin de ça. Le poids de quelqu’un ne te regarde pas. Mon poids ne te regarde pas. Ton poids ne me regarde pas. Il n’y a RIEN de bon à parler de poids de quiconque.

Et ma philosophie est tant qu’à parler, aussi bien que ça apporte du bien et que ça soit constructif, sinon, tu te tais.

J’aime m’entraîner avec BeachBody et c’est correct que toi tu fasses tes choses à ta manière.

Morthoniel
Auteure du blog, femme inspirée, maman de 4 enfants. Un volcan d'idées toujours en éruption. Il est difficile de se concentrer que sur une chose. Multipotentialiste, elle rassemble tout ce qu'elle pense et touche ici.