Toi, la mère qui s’isole

Toi, la mère qui s'isole

Dès la naissance de mon garçon, j’ai beaucoup négligé ma vie sociale. Beaucoup de parents nous entourant nous on dit que c’était très important de ne pas s’oublier même si on devenait parent. Et c’est vrai, il n’y pas de quoi être coupable vouloir se prendre une soirée en amoureux pour aller soit au cinéma ou manger au restaurant de temps en temps. Mais des fois, ces petites sorties ne suffisent pas. Parce que tu laisses ta vie sociale de côté en entier. Tes amis prennent le bord parce que tes priorités changent, pas parce que tu décides de ne plus les voir. Vous avez d’autres genres d’occupations, et les meilleurs comprendront ce changement et ne t’en voudront pas.

Pour certaines, il sera important de se reformer un cercle d’amies différent. À qui tu pourras te confier à propos des crises de ton enfant ou de parler de couleur de ses cacas sans tabou et pour avoir un avis extérieur, qui vivent exactement la même chose que toi ou presque. C’est important d’avoir une connexion sur le monde extérieur pour décompresser des corvées de ”torchages” de maison ou de couches, et pour ton bien-être. Parce que oui les premières semaines tu y penses pas vraiment, mais plus ça va aller, plus tu vas en avoir de besoin.

Sortir, prendre des marches, shipper le petit à la grand-mère pour sortir prendre un café avec 2-3 mamans, question de changer d’air un peu. Sinon, ton mental va te jouer des tours, pis tu vas peut-être finir par te tanner de parler avec ton gars qui sait juste faire des bruits de pet avec sa bouche. Pour l’instant, tu essaies de te convaincre que t’as pas besoin de ça. Ton enfant, c’est ta priorité, et pis tu veux t’investir à 110% pour être à ses petits soins. Parce que c’est ben beau le social, mais parler à un être humain qui comprend pas 99% de tes phrases ça devient un peu chiant à la longue. Limite, je me demande si c’est pas comme ça qu’on découvre la schizophrénie?

Maintenant il existe beaucoup de groupe sur les réseaux sociaux. Tu ne peux pas passer à côté du fait que ça pourrait te faire du bien de rencontrer des mères qui vivent la même chose que toi, en permanence, et qui comprennent parfaitement ce que tu vies. Et là, je ne parle pas de ta voisine de 47 ans qui a eu des enfants il y a 20 ans de cela et qui te partages ses expériences de vies un peu datées. Je dis pas que ses conseils sont pas bons, mais en rencontrant des mères de ton âge, tu auras probablement des conseils plus ” up to date”.

Ton cercle d’amis peut également t’être d’un grand réconfort. Seul hic, c’est que ces personnes-là ne vivent pas vraiment les même choses que toi. Donc leurs ressources peuvent être différentes à l’égard de tes petits problèmes. Donc tu te sentiras un peu seule envers tes petits tracas et ne sauras pas où aller avec tout ça. Mais ne désespère pas. Beaucoup de ressources existent pour te donner un coup de main, te faire sortir de chez toi, répondre à tes questions. Faut seulement que tu te donnes le petit coup de pied qui faut pour sortir de l’ombre et t’aider toi-même. Parce que personne ne te prendra par la main pour le faire. Soit courageuse et va de l’avant !

La petite débrouillarde
La Petite Débrouillarde c'est la fille qui se cherche. Mais qui cherche aussi comment réussir un bon pâté chinois, pis réussir aussi à pas donner à souper des sandwichs beurre de peanut - banane à son fils les soirs de semaine parce que son cerveau est resté au bureau. Dans ses ouvrages, on retrouvera de belles histoires, mais aussi des moins belles qui malgré tout, arracheront des sourires à certains, et un sentiment d'appartenance à d'autre.