Le persévérance

La persévérance

Dernièrement, je rame vraiment fort. Je mets beaucoup de choses de côté pour bien mener la barque familiale. Les enfants me poussent à la dérive. J’ai peine à garder le cap. Mais je le tiens.

Dernièrement, j’ai réalisé à quel point ma fille de 7 ans était malheureuse. Depuis le début de l’année, une nouvelle “amie” est entrée dans sa vie scolaire. Les problèmes sont arrivés avec. Très insidieux, je ne l’ai pas vu venir. La manipulation s’est fait subtilement. L’isolement aussi. Les chicanes d’amies furent de plus en plus présente. Un trio s’est formé: ma fille, une autre petite fille innocente comme la mienne, et la manipulatrice. Un trio, ça ne fait jamais bon ménage; il y a toujours quelqu’un a part. Drôle d’affaire, dans ce cas, la manipulatrice n’était jamais seule. C’était toujours ma fille et l’autre, et ça finissait toujours en larme pour l’une ou l’autre. Jamais la manipulatrice. Et ça adonne que les trois sont dans la même autobus et dans la même classe. On n’est pas sorti du bois.

Je suis en contact avec la maman de l’autre petite fille: nos filles sont amies et ont toujours bien joués ensemble. Gens du même quartier que nous, je m’entends moi-même très bien avec les parents de cette petite. On parle donc beaucoup, pour voir si ce n’est pas juste la vision biaisée de l’un ou l’autre. Tsé des fois, nos propres hormones et fatigue nous jouent des tours côté verdict. Je participe à une sortie. On va prendre une marche avec la classe. Je suis en arrière pour fermer le rang. Ma fille est juste devant moi, avec la manipulatrice. Un ami va parler à ma fille pendant le trajet, et la manipulatrice le lance une: “Tu n’as pas d’affaire à parler à mon amie! Retourne à ta place!” d’un ton raide et sec. Pardon? Je me suis imposée en expliquant que ma fille pouvait parler à qui elle voulait et tout le monde pouvait lui parler. Ma fille n’a pas dit un mot. Je commence à réaliser l’ampleur de l’emprise qu’elle a sur ma fille.

On se dit qu’après les fêtes, ça ira mieux. La distance arrangement les choses.

Se fût pire. On arrive fin-février, et depuis un mois, j’en bave. Injure, non-respect, non-écoute… Ma fille a les nerfs à vif. Elle devient aggressive à rien. J’entends des histoires affreuses dans l’autobus, que son “amie” crie des mots d’une rudesse incroyable vis-à-vis des bonnes amies à ma fille. Les oreilles me frisent. Quasi à tous les jours nous avons des discussions sur ce que c’est une vraie amie, une bonne amie. Sur comment elle elle aimerait qu’on la traite. Et comment elle se sentirait si son “amie” la traiterait pareil à comment elle a traité rudement une des amies de ma fille dans l’autobus… Un jour ça a été si raide, que la grande soeur de cette fille a du s’interposer. La manipulatrice y était aller vraiment fort sur ses propos. Mon coeur est triste. Je connais la maman de cette charmante fille qui se faisait écoeurer pour rien. On est de très bonne amie. Savoir que sa fille se faisait intimider et que ma fille ne disait rien, ça me brisait le coeur.

Ça va de mal en pis. Ma fille est à boutte. Stress de fin d’étape, stress niveau social, stress à la maison vu toutes les discussions que nous avons… J’en viens à prendre la décision de contacter la professeur: je pense que c’est assez, nous devons les séparer.

Depuis 2 semaines la professeure, hyper collaboratrice, fait de sont mieux pour séparer le tout. Il reste dans l’autobus qu’elles s’assoient encore ensemble. La manipulatrice persiste en lui écrivant des messages. “Tu es ma BFF” … ” Tu es une bonne amie”… C’est déchirant de devoir agir ainsi pour sa fille, même en se disant que c’est pour son bien. Elle m’en veut beaucoup. À son professeur aussi.

Hier, en ayant un conflit avec une amie, elle a crié après son professeur. C’était la deuxième fois cette année. La première fois, je lui ai fait écrire une lettre d’excuse avec une solution, qu’elle devait remettre à sa professeure. Je lui ai expliqué que la 2e fois, ça sera des excuses devant la professeur de vive voix, et la 3e fois, des excuses à la professeur devant toute la classe.

Donc nous voilà donc à la 2e fois. Je l’avertis que je vais moi-même me déplacer à l’école pour m’assurer qu’elle s’excuse à sa professeur. Ce qu’elle sait que je ferais. Je me suis déplacée à l’école pour moins que ça! “JAMAIS!” qu’elle me dit d’emblée. Ouf, ça ne sera pas facile.

J’arrive à l’école ce matin. J’apporte les vêtements d’éduc qu’elle a oublié en même temps, va voir à la bibliothèque de l’école si tout va bien (je coordonne bénévolement la bibliothèque) et je passe voir la professeur de ma fille. Ma fille est au bureau de la TES à résoudre (ENCORE) un conflit. J’explique à la professeur que je suis ici pour que ma fille s’excuse, et elle me dit qu’elle l’avait déjà fait. Ma fille a prit l’initiative de faire un dessin et un mot d’excuse à sa professeur.

Ma fille a eu la présence d’esprit de prendre une initiative et d’elle-même d’aller de l’avant pour s’excuser. Ce n’était pas de vive voix, mais c’était d’elle même, sans que j’ai dû à faire quoi que ce soit. Je le sais bien qu’elle savait que je viendrais. Je le sais bien que se fut un excellent incitatif. Mais mon garcon de 8 ans ne l’aurait pas fait lui, il aura repousser le tout jusqu’au bout, on aurait eu à gérer une crise, et tout le bordel autour. Ma fille s’est raisonnée et a prit une excellente décision.

Et pour tout ce que je me bas pour elle présentement, pour toutes les valeur que j’essaie de lui inculquer, la voir agir comme ça, je sais que je fais de mon mieux comme maman.

Morthoniel
Auteure du blog, femme inspirée, maman de 4 enfants. Un volcan d'idées toujours en éruption. Il est difficile de se concentrer que sur une chose. Multipotentialiste, elle rassemble tout ce qu'elle pense et touche ici.