La vie à l’école

La vie à l’école

Qu’est-ce qu’on en sait, en tant que parent, de ce qui se passe vraiment à l’école? On est au courant de rien! Le pire, c’est que quand on demande aux enfants, ça ne répond pas grand chose de clair!

Et voilà que je revois à chaque année cet image:

Et là tout le monde est: OUIIIIII!!!!!

Ok. Great.

Maintenant qui veut aider à mettre ça en place?

*Bruit de criquet*

C’est beau rêvé sur notre bol de toilette avec cellulaire à la main et ‘liker’ ça, mais sérieusement, quel enseignant à le temps d’ajouter ça à son horaire déjà surchargé? Quel enseignant à l’énergie de mettre ça en place quand il doit gérer les 40 courriels quotidiens de parents qui se plaignent que c’est pas de la faute de leur enfant ou qu’ils sont pas capables de parler à l’enseignant?

L’enseignant est overloadé. Pis il s’occupe déjà de bien plus de choses que de ce pourquoi il est si peut payé. Je le sais, parce que je suis là. Parce que je les vois. Je réalise l’ampleur de leur dévotion.

J’ai fait un choix. J’ai un ou des enfants, c’est pour être là pour lui/eux. Que ce soit un ou quatre, j’arrête le travail à temps plein. On s’ajuste. J’ai donc la chance (qu’on s’est arrangé d’avoir) pour être là pour mes enfants.

Maintenant arrivé à l’âge scolaire, je m’implique dans leur nouveau quotidien. Je commence bénévole à la bibliothèque une année. Maintenant, je suis un bénévole-responsable de la biblio. Beaucoup d’améliorations y ont été apportés, grâce aux bénévoles qui m’ont suivi dans mes idées, et une direction qui soutenait mes démarches. Et je suis à l’école. Les deux pieds dedans. Quasi tous les jours depuis un moment, et ce bénévolement. Pourquoi? Parce que mes enfants en ont de besoin, parce que l’école à besoin de moi. De vous aussi, parents. Et elle est tellement heureuse de votre implication. Elle l’accueille à bras ouvert.

Les commissions scolaires étant ce qu’elles sont, on le sait, parent, qu’on ne peut pas s’attendre à grand chose, contrairement à leur salaire de fonctionnaire. L’école fait de leur mieux. Vous n’y croyez pas? Investissez-vous dans le conseil d’établissement de votre école! Mettez-y votre nez sur place, et vous verrez. Daignez considérer l’équipe de votre école comme des alliés. Arrêtez de voir ça comme une petite guerre. Personne est gagnant dans une guerre, y’a toujours des pertes. Vous voulez vraiment risqur que votre enfant soit perdant?

Bref. Oui, le projet de jardin est plus que génial. J’en rêve dans mon fort intérieur que ce soit partout. J’ai fait un atelier avec des 2e année l’an passé; chaque élève a planté du basilic ou une capucine avec moi tandis que la prof était en atelier avec les autres, tandis qu’une autre équipe allait à la biblio (la bénévole-responsable avait donné son feu vert! elle est tellement cool! (Yep, that’s me!)). C’était génial, mais tout est mort. Gros fail comme cadeau de fête des pères. Même si je passais de temps en temps pour arroser, on l’a totalement échappé. La prof, a bout de souffle en mai, a clairement pas mis les semis en priorité, et c’est totalement compréhensif.

C’est à nous, parent, de bouger. Arrêtez de chiauler que rien ne se fait et mettez la main à la pâte. Travailler avec les enfants pour améliorer votre école de quartier. Tous les petits gestes comptent. Des élèves me parlent encore de la fois où une bénévole de la bilbiothèque avait apporté des sucres à la crème! Chaque petite attention, chaque petit geste, chaque petit mouvement est perçu.

Vous ne changerez pas le monde à vous seul. Mais tous ensemble, nous y pourrons.

Morthoniel
Auteure du blog, femme inspirée, maman de 4 enfants. Un volcan d'idées toujours en éruption. Il est difficile de se concentrer que sur une chose. Multipotentialiste, elle rassemble tout ce qu'elle pense et touche ici.