Boucler la boucle … Ou couper le cordon!

Boucler la boucle ... Ou couper le cordon!

Ca y est! Bébé est arrivé! Mon ancienne vie vient de disparaître en l’espace de 30 quelques heures de contractions et presque 2 heures de poussée interminable. Je donne maintenant mon verre de bière du vendredi soir en échange contre quelques goldfish sur le fly et un biberon entre 2 power naps. Je ne peux clairement pas dire que j’ai le bambin le plus difficile qui soit. Il ne pleure pas, mais quand ça arrive, probablement que le 4e voisin est au courant que sa couche est pleine ou que monsieur a faim.

J’étais dans la salle d’accouchement, et puis je pensais à tout ce qui allait changer. J’allais officiellement devenir une maman. J’allais avoir mon petit garçon à moi. Et puis là, les inquiétudes me submergent. Est ce que je vais être une bonne maman ?

J’ai obtenu mon congé, et là, la vraie vie commençait. On est tout excité parce que là, c’est vrai. On prépare bébé dans la coquille, on ramasse nos choses dans la chambre, règles la paperasse des derniers jours, fini les matelas pas confortable et les nuits interminables! Quand tu entre dans ta maison, et que tu réalise que tu n’auras pas d’infirmière qui va venir te réveiller 20 minutes avant le boire de ton gars pour pas oublier, et qui te coach continuellement, ça devient épeurant. Le manque de confiance t’envahi assez rapidement, et tu deviens la personne la moins confiante de la terre. Tu te mets des cadrans à toute les 3 heures pour rien oublier, tu vérifies sa couche à toute les demi heures parce que tu as peur qui beigne dans son caca collant de bébé naissant, ou tu dors tout simplement pas, scotché au moniteur de la chambre pour entendre si y a pas un minime son qui y sort pour accourir à ses moindre besoins. Il te faudra un talent exceptionnel d’organisation et de débrouillardise.

Tout ça passait tellement inaperçu à l’hôpital juste grâce au travail exceptionnel des infirmières et des médecins qui sont là 24 heures sur 24 pour te guider en tant que grandes sages des nouveaux nés. Elles sont partout, t’expliquent tout, connaissent la bible et l’ABC des bébés naissants. Tu te dis que finalement, la bouffe d’hôpital est pas si mauvaise que ça.

Et là, tu sors de l’hopital. C’est à ce moment-là, que tu te rends compte à quel point un bébé ça vient pas avec un mode d’emploi. L’infirmière avait beau faire des jokes là dessus, mais ça s’avère à être la vérité la plus crue et vraie que tu n’auras jamais entendu. Tu le sais que c’est là, que l’aventure commence vraiment. Pis tsé, en même temps t’es heureuse de montrer le fruit de ton travail, ton petit bonheur, parce que c’est pas vrai que t’as souffert tout ça pour pas le montrer et le chérir autant que tu veux. On est là, moi pis mon chum à l’observer, pis se demander comment ça marche cette petite bête-là…

es premières nuits, c’est comme un adaptation à ta nouvelle vie. Celle qui te fait dormir maximum 4 heures en ligne quand t’es chanceux, pis t’es tellement pas au courant que tu peux passer autant de temps éveillé, que même toi, ça te surprends. Dans le temps c’était si facile de rester éveillé toute une nuit pour faire un paquet de niaiseries d’adolescents! Ta nouvelle vie qui, te rendra immunisée à n’importe quel liquide sortant du corps de cette petite personne, et de réaliser à quel point c’est surprenant tout ce qui peut sortir de là ( spécialement ses pipis pour ma part ), d’innombrable brassées de lavage et de recette de préparation de lait parfaite pour le bambin. Tu deviens en quelques sortes une pieuvre du ménage et de la gestion. Parce que t’as pas une, mais deux vies à gérer maintenant et elle est clairement pas aussi autonome que toi cette petite vie-là. T’as l’impression qui te souris, mais dans le fond y se force beaucoup trop pour te faire un super caca de la muerte. On commençait à s’adapter à lui tranquillement, quand le premier pic de croissance est venu nous frapper de plein fouet. À 7 jours de vie, vraiment ? Je veux dire, il pouvait pas attendre qu’on se soit remit de notre calvaire d’hôpital, comme si on avait fait une maîtrise à l’université en 3 jours sans dormir, c’est maintenant que sa croissance commence à tout faire bouger. Well okay ! Ces passes-là, tu les vois jamais arriver.

Mais mise à part ce lot de péripéties qui n’arrêteront jamais de me surprendre, la grossesse reste qu’une seule et infime partie de ce que peut être la vie d’un parent. Plus les journées passent, et plus je réalise que devenir maman était une des plus belles choses qui m’ait été de réaliser dans ma vie, seulement en regardant chaque petits progrès que mon fils fait de jours en jours même s’il n’est qu’à 1 semaine de vie. J’ai la chance d’avoir quelqu’un d’aussi fort que moi à mes côtés, ce qui m’aide amplement à apprécier et vivre pleinement cette nouvelle vie. Oui la grossesse est quelque chose de merveilleux, l’accouchement non. Mais ce qui suit en vaut pleinement la chandelle et je ne regrette tellement rien. Sauf à 50% de mon travail d’accouchement accompli, je dois avouer que j’avais des douleurs assez fortes qui m’ont donnés quelques regrets mais c’était vite passé ensuite. Ça devient vite impressionnant à quel point tu réalise que ta petite merveille te fait passer par une gamme d’émotions de fou, mais que tu l’aimes tant quand même. Quand même qu’il cri, pleure à s’en rendre malade ou seulement te regarder d’un air tellement bizarre que tu te demandes s’il voit pas quelque chose dans ton visage que tu ne connais pas l’existence.! Chéri ces moments. Aime le de tout ton cœur, c’est à toi de veiller à ce que tu bâtisse le plus beau des mondes, la plus belle des familles de qui il s’entourera.

La petite débrouillarde
La Petite Débrouillarde c'est la fille qui se cherche. Mais qui cherche aussi comment réussir un bon pâté chinois, pis réussir aussi à pas donner à souper des sandwichs beurre de peanut - banane à son fils les soirs de semaine parce que son cerveau est resté au bureau. Dans ses ouvrages, on retrouvera de belles histoires, mais aussi des moins belles qui malgré tout, arracheront des sourires à certains, et un sentiment d'appartenance à d'autre.